Ma Chérie,
Hier, en fouillant dans nos souvenirs, je suis tombé sur ce petit mot, si simple et pourtant si fort, qui avait été le début d’une longue série de messages entre nous… Je sais que tu t’en souviens, mais j’avais envie de te l’envoyer, pour partager ce moment de souvenir avec toi…
Mon cœur,
Il n’y a pas de raison que tu n’aies pas de petits mots le matin. D’abord, un grand bravo pour ta persévérance en sport. Je sais ce que c’est, j’ai moi-même du mal malgré tes conseils précieux ! Quant à la country, je suis bluffée ! Non seulement tu persévères, là aussi, mais en plus, les progrès sont très nets. Je t’assure que je suis déjà super fière de toi. Alors quand nous irons à ce qu’ils appellent un bal… J’ai hâte qu’on aille au Billy Bop’s pour montrer ce qu’il sait faire mon cow-boy à moi ! Ca va faire des jalouses dans les cow-girls ! Eh oui… mais c’est le mien ! OK, personne n’appartient à personne, mais quand même ! Ca va être une sacrée rigolade de nous trouver un habit à peu près adéquat. Encore un truc à faire…
Décidément, nous avons des tas de choses à faire ensemble et cette perspective me réjouit. J’ai plutôt la « réputation » de m’ennuyer vite, et là, je ne me suis pas ennuyée une minute avec toi depuis ce … 26 Mars, c’est ça ? C’est ça, n’est-ce pas, le 26 Mars ? C’est étrange, j’ai vraiment l’impression de te connaître depuis beaucoup plus longtemps… Même si je sais que j’ai beaucoup de chose à apprendre de toi. Mais nous avons toute notre vie devant nous, n’est–ce pas ? En tout cas, moi, j’ai tout mon temps pour toi parce que j’ai envie de construire. Alors, je vais peut-être un peu loin et un peu vite, lorsque je me dis que tu « serais » un bon « mari », un bon « papa ». Oui, parler de faire un bébé au bout de si peu de temps, c’est peut-être un peu rapide, un peu… Mais j’y pense. Et je pense bien à toi en tant que papa et non comme un géniteur ! Et lorsque je lis ces mots de toi « tu seras la plus jolie des mamans, cela ne me laisse pas insensible et me fait rêver.
Cela fait quand même quelques temps que nous partageons le quotidien et de jour en jour, je m’aperçois que j’aime cette « cohabitation » qui se passe plutôt bien, non ? Je sais que pour toi, c’est un peu compliqué parce que tu dois jongler entre chez toi et ici. D’ailleurs, lorsque je vois tes petits yeux fatigués, je culpabilise, je dois bien te l’avouer. Je me dis que ce serait plus simple que nous ayons un chez nous. J’essaie de tout mon cœur de te faire sentir comme chez toi à la maison, mais je sais que ce n’est pas le top. Il va falloir que … Oups ! Tu vas te dire que je suis en train de te mettre la main sur le … berceau, euh non (quoi que…) sur le grappin ! Cela va peut-être, sûrement même t’étonner de moi. C’est vrai que je suis plutôt indépendante de caractère mais… C’est comme cela. Et puis, vivre avec toi, je sais que ce n’est pas faire une croix sur ma « liberté ». Je sais que tu m’aimes réellement, et que tu veux mon bonheur. Alors, je sais que tu ne m’enfermeras pas. Ou lala, c’est presque une demande en fiançailles !! Je vais te faire peur là. Non, c’est juste une demande de réflexion, à deux. Toi et moi.
Pour moi, les choses seront plus claires après la vente de mon appartement. D’ailleurs, il va falloir que j’aille voir Nadine de Century 21 la semaine prochaine. Je voudrais bien que ce soit réglé pour Septembre. Nous pourrons alors prendre une décision ensemble. Parler de ce qui nous conviendrait le mieux à nous deux. Malgré ce que tu crois peut-être, je sais qu’un couple, c’est deux et que c’est à deux que nous choisirons. Je n’étais pas prête à faire de concessions il y a quelques temps encore. Je pensais vendre l’appartement de mon passé et m’acheter un petit nid pour moi toute seule pour redevenir vraiment indépendante.
Aujourd’hui, je n’ai plus envie de cela. Tu es arrivé dans ma vie et tu m’as fait… évoluer. Au début, je ne voulais pas m’attacher à toi. Je voulais continuer de vivre ma vie, sans toi ni loi. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Au contraire, j’ai envie de me retrouver des repères, que tu me redonnes un peu plus chaque jour. Chaque soir, par exemple, je suis contente d’entendre l’interphone sonner en sachant que c’est toi. Je suis heureuse de reprendre une vie « normale », normale ne voulant pas dire routinière. Tu fais des tas de choses pour me surprendre tout le temps et je suis absolument sure que ce n’est pas parce que c’est le « début ». Je crois que tout comme moi, tu sais que « l’amour est une forteresse qu’il faut réinventer sans cesse ». Oups, je viens de relire ce petit mot – Ok, ce n’est plus l’adjectif qui convient – et cela va te faire fuir, tant de sériosité ! Moi, tu me dirais tout ce que je viens de t’écrire, je prendrais peur… d’en avoir envie aussi.
Je voulais juste t’écrire ce que je n’ose pas dire… Parce que tu l’as bien compris après ce long petit mot, et avant j’espère, que je t’aime fort, très fort…
J’ai hâte de lire ton petit mot de demain matin. Je n’avais jamais osé te demander de m’écrire un petit mot avant de partir le matin, tu as deviné tout seul. Allez, je vais essayer de m’endormir avec tous ces rêves dans la tête. Je t’embrasse très fort mon cœur.
Signé, ta cœur…
En finissant de le lire, les larmes ont coulé sur mes joues, la tristesse de tout cela gâché, et l’émotion devant une telle déclaration nocturne… Oui, tu aimais écrire les nuits où le sommeil ne te gagnait pas, et cette lettre… Mon amour, je la range dans mon portefeuille pour la garder contre mon cœur et la relire encore et encore… Caroline, je ne sais si j’ai eu les mêmes mots que toi pour exprimer ce que je ressentais à ton égard, mais ce dont je suis sûr, c’est que je t’aime à la folie, et bien plus encore, et que tu me manques, tu ne peux savoir à que point…
Ton Ptit Caillou
le soleil arrive ...
aujourd'hui je vous envoie de la joie,de la bonne humeur,de la gaiete enrobe de soleil...et une bonne santé.
passe une bonne journée.