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messageinabottle
Description du blog :
Une bouteille à la mer envoyé à un être aimé, issue de l'imagination d'un homme esseulé...
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Date de création :
10.03.2007
Dernière mise à jour :
14.04.2008
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23 Août 2007

Posté le 09.03.2008 par messageinabottle
Mon amour,

Regarder les vagues s’échouer sur la plage sans toi est difficile, car nous adorions le faire, s’imaginer au loin sur une île déserte, seule au monde, amoureux comme nous l’étions… C’était un moment simple, et pourtant si relaxant, si reposant, tout le stress de la semaine s’évacuait devant la sérénité de la nature, le bruit des vagues arrivant en défilé à nos pieds estompait les cris des enfants que tu avais entendus tout au long de ta semaine, et j’en oubliais les petits tracas de mes cinq jours de travail. Le flot ne s’arrêtait jamais, et certaines vaguelettes venaient nous lécher les orteils, les moutons se dessinaient au lointain pour surfer sur l’onde avant de venir se déposer sur les galets.
Mais tu n’étais pas à nos côtés aujourd’hui, nous sommes allés sur la plage avec Marion, histoire de profiter d’un bain de soleil et d’un bain de foule. Les gens étaient de sortie, la clémence des températures et des astres le permettaient, et nul ne s’en gênait, notre été ayant été catastrophique. Rouler avec la poussette est toujours un plaisir sur les galets, cela fait un peu tout terrain, et Marion adore quand la poussette fait des soubresauts, cela la faisait rire comme à son habitude, et elle faisait sourire les gens sur notre passage. Une fois un emplacement libre trouvé, je lui ai aménagé un petit coin avec les galets pour qu’elle ne se fasse pas trop mal, et je l’ai tartiné de crème protectrice pour éviter qu’elle ne devienne rouge ce soir, et n’attrape du mal, et pour finir, une petite casquette pour lui donner l’air d’un coureur.
Quelques-uns s’osaient à aller dans l’eau, elle ne semblait pas fraîche, alors j’ai emmené Marion, un peu réticente au départ, mais une fois dedans, elle ne voulait plus en sortir. J’avais pris avec moi sa petite bouée canard jaune, elle adorait pédaler pour avancer, tout doucement, un vilain petit canard prêt à devenir un joli cygne, comme l’était sa Maman, comme l’est toujours sa Maman, là-haut, avec ses petites ailes blanches d’ange. De temps en temps, je l’éclaboussais et elle poussait de petits cris avant de rire. Mais les cris furent différents quand j’ai voulu la faire sortir de l’eau, elle ne voulait pas, et si je l’avais écouté, ce n’est plus une fille que nous aurions, mais un sharpei.
Heureusement, un bruit a attiré son attention, et elle s’est vite calmée alors que je la ramenais pour la sécher dans sa grande serviette. Juste s’installant derrière nous, un couple avec un cocker, et les aboiements du petit cocker lui ont fait oublier pourquoi elle pleurait. Elle me faisait « wouh, wouh » en montrant le cocker du doigt, voulant aller le toucher. Il semblait jeune et pas farouche, il tirait sur sa laisse pour aller jouer avec Marion. Et bien sûr, Marion ne voulait qu’une chose, c’est que j’arrête de l’essuyer pour aller le rejoindre, à quatre pattes, sans se soucier des galets qui pourraient lui faire du mal à ses petites mains ou à ses genoux.
Le petit chiot, à force de tirer sur sa laisse, a réussi à faire lâcher prise à ses maîtres et nous a rejoint, je l’ai retenu au passage, sinon, il renversait Marion dans son élan. Il lui léchait déjà le visage, et elle l’enserrait avec ses petits bras. Il la lavait littéralement, et elle rigolait avec lui, c’était une vraie petite peluche pour elle. Elle roulait sur sa serviette et il continuait à la lécher avec tendresse, une véritable complicité, comme s’ils se connaissaient déjà et qu’ils se retrouvaient. Marion l’enserrait dans ses bras, mais le cocker ne disait rien, il était heureux, il remuait sa queue de joie. Ses maîtres et moi regardions le spectacle, amusés, Marion se débattait avec ses jambes pour le repousser, mais le cocker continuait à la laver de plus belle.
J’ai pris le cocker dans mes bras pour laisser à Marion le temps de respirer, et il essayait aussi de me lécher, affectueusement. Marion s’est redressée et l’a caressé, un peu sèchement, comme le font les enfants, mais il ne disait rien, il était content de partager l’affection d’un enfant, il sentait que Marion ne lui voulait pas de mal. Marion voulait le tenir contre elle, mais il était trop lourd et surtout trop fort pour elle, elle aurait eu droit à une seconde douche de coups de langue. Elle lui parlait en faisant « wouh wouh » et cela excitait le cocker encore plus, il voulait s’échapper de mes bras, et ses maîtres sont arrivés pour le prendre. Il voulait continuer à jouer, la vigueur de sa jeunesse le motivait et l’affection de Marion l’encourageait. Ils ont préféré partir pour ne pas continuer à importuner les gens autour. En partant, Marion, assise , les mains sur ses jambes, lui faisait coucou de sa petite main comme je lui avais appris à le faire, et le cocker aboyait pour lui répondre. Marion était heureuse…
Oui, cela me faisait du bien de la voir ainsi, heureuse, pleine de joie. J’ai parfois l’impression de ne pas être un assez bon Papa malgré tout ce que j’essaie de faire, je ne peux remplacer le manque qui va s’installer de plus en plus pour elle, le manque de sa douce Maman… Prendre un animal de compagnie, je ne sais encore, j’ai pu voir que Marion jouerait avec, mais il faut aussi s’en occuper, et pour le moment, m’occuper de Marion est un métier à plein temps le soir. Si tu étais là, auprès de nous, tout serait si différent, notre vie serait si différente, emplie de bonheur, d’amour… La vie n’est pas celle que nous avions souhaitée, n’est pas celle dont nous rêvions, ton absence est si pesante, ma chérie, toi que j’aime à la folie, car fou, je dois l’être…

Ton Ptit Caillou



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22 Août 2007

Posté le 07.03.2008 par messageinabottle
Ma lueur dans mes ténèbres,

Jouer avec Marion est toujours un plaisir, revenir en enfance me fait du bien, l’âge où nous étions totalement insouciants, où rien ne comptait pour nous, où nous ne passions nos journées qu’à jouer, manger et dormir. Oui, c’était la belle vie, nourris, logés, blanchis. Nous n’avions rien à faire, on nous apportait les jouets, on nous préparait notre repas, on nous lavait, on nous bichonnait, on nous habillait avec des vêtements qui sentait toujours bon. Bien sûr, nous avions aussi des contraintes, ce poids mort qui nous enserrait la partie centrale de notre corps, et qui nous barbouillait les fesses. Il y avait aussi les méchants moments où nos parents prenaient plaisir à nous faire pleurer en nous mettant des produits dans le nez, où en nous faisant boire des sirops au goût infect.
Alors, aujourd’hui, j’en ai profité, après lui avoir mitonné un délicieux repas, un petit couscous. Marion adore la semoule, c’est marrant, elle peut jouer avec et faire plein de bêtise en faisant tomber sa cuillère dedans, les petits grains s’éparpillent partout et elle peut y mettre les mains dedans sans que cela colle. Bon, il est vrai que je ne fais rien pour arranger les choses, j’aime bien aussi faire des bêtises avec elle, jouer aux billes avec les petits grains de semoule m’amuse, sans les avoir tremper dans la sauce, sinon cela colle et je suis obligé de laver encore plus ses vêtements.
Deux petits suisses fraises comme elle adore poursuivait son repas, elle ne se fait jamais prier pour dévorer, et je t’écris bien dévorer les petits suisses à la fraise. Si je lui donnais plus de petits suisses, elle les mangerait tous, elle m’en réclame toujours encore quand elle les a finis. Et elle ne peut s’empêcher de terminer son repas par son petit biberon de lait, qu’elle tête délicatement en me regardant avec ses yeux de petit ange qu’elle ait pour moi. Une fois le lait absorbé, je l’ai prise contre moi pour lui faire faire son petit rot, avant que nous n’entamions une seconde partie de jeux précédant sa petite sieste.
Nous avons commencé par les petits sauts de kangourou à travers le salon, Marion adore sautiller surtout que je lui permets en la portant de sautiller sur la table basse, sur le canapé, sur la table. Tu l’aurais vu, elle rigolait, elle était heureuse. Ensuite, un petit peu de repos en faisant le cheval, « à dada sur mon bidet », où elle adore glisser lorsque je la fais descendre entre mes jambes. Deux gamins en train de jouer, tu as dû nous voir de là-haut, une véritable complicité entre fille et père. Après cette petite pause, nous avons repris par l’ascenseur, entre sol et au-dessus de ma tête, Marion se propulsant en fléchissant sur ses petites jambes, jeu lui permettant de se muscler en même temps le bas du corps pour être plus stable debout. Elle adorait être au-dessus de moi, plus grande que son Papa, et se prendre pour une femme fusée.
Et qui dit fusée dit vol, alors j’ai poursuivi avec l’avion en tournant et tournant. Je la faisais monter et descendre en tournoyant, elle rigolait encore et encore, tu l’aurais entendu, comme des cris tellement elle prenait du plaisir. Mais je crois que j’ai fait une bêtise à ce moment-là, mais je ne l’ai pas réalisé sur le coup. J’ai arrêté de faire l’avion, et c’était l’heure de la sieste, alors j’ai pris Marion sur mes épaules pour l’amener dans sa chambre, tout en continuant de faire l’imbécile, en courant et en sautillant, et là, le drame…
Oui, c’est là que je me suis rendu compte que Marion venait juste de finir de manger, et donc qu’elle était en phase de digestion. Et ce qui devait arriver arriva, Marion a vomi tout son repas sur ma tête, une jolie douche que son idiot de Papa n’avait pas vu arriver avec ses gamineries. Bien sûr, cela a fait mal à Marion qui s’est mise à pleurer, tu as dû rire en nous voyant, le tableau était plutôt cocasse, j’avais notre puce dans les bras, elle était couverte de vomi et moi, je dégoulinais en en mettant partout et en lui en ajoutant sur elle. En te l’écrivant, j’en souris, mais pas tout à l’heure, je n’étais pas à l’aise, entre moi qui en mettais partout, Marion qui pleurait, et il fallait que j’essaie de rejoindre la salle de bain en en mettant le moins possible par terre. La catastrophe, j’ai passé l’après-midi à tout nettoyer !
J’ai réussi à changer Marion, à lui faire sécher ses larmes, avant que je ne m’occupe de moi, juste une serviette sur la tête pour éviter de poursuivre le jeu de massacre et mes affaires au sale. Elle était contre moi, elle suçait son pouce, pauvre petit ange, tout cela à cause de son Papa qui n’avait pas réagi en adulte. Je l’ai cajolé, nous avons fait un câlin, et elle s’est assoupi contre moi, oubliant sa mésaventure de midi. J’ai passé mon après-midi à tout nettoyer, entre une douche pour que je n’en mette plus partout, laver le sol et nettoyer le parquet, plus une lessive pour oublier mes bêtises…
Quand j’y repense, je souris, j’en rigole même, et tu aurais été auprès de moi, tu m’aurais grondé comme on gronde les enfants, j’avais eu le même comportement irresponsable. J’aurais aimé que tu me grondes, oui, car cela signifie que tu étais auprès de nous, que tu es encore là, que Marion connaît sa Maman, et que… Tant de choses que je voudrais t’écrire, mais une chose surtout, au regard de ce jour, j’essaierais de me comporter un peu plus en adulte et un peu moins en gamin. Tu me manques, ma douce Caroline, tes mots et ta candeur me manquent. Je t’aime encore plus qu’hier, mais bien moins que demain, et tu ne peux savoir à quel point, si c n’est en écoutant les battements de mon cœur…

Ton Ptit Caillou

21 Août 2007

Posté le 06.03.2008 par messageinabottle
Ma petite fée clochette,

Pourquoi es-tu si loin de nous, pourquoi t’a-t-on arraché à ta puce, combien de fois je peux le penser chaque jour, je ne pourrais te dire, cette question, je me la ressasse sans cesse. Les lois humaines spécifient que chaque enfant devrait pouvoir profiter de ces deux parents, même en cas de séparation, alors pourquoi pas les lois divines ? Pourquoi a-t-il fallu que ce jour maudit se déroule, pourquoi n’a-t-on pas pu sauter cette journée pour que les évènements qui se sont produits n’aient jamais eu lieu ? Pourquoi ne peux-tu partager les merveilles que Marion m’offre chaque jour, ces instants magiques que je souhaite à tous les parents au monde…
Un des moments phares est lorsque je l’habille devant le miroir, c’est parfois à pleurer de rire. Marion m’appelle dans le miroir, je lui réponds, mais elle ne comprend ce que fait avec moi cet autre enfant, pourquoi c’est elle et pas elle, si je puis dire, pourquoi cette étrangère et pas Marion, après tout, je suis son Papa à elle, pas à l’autre. Alors, elle lui parle, mais l’autre lui parle en même temps. Parfois, elle s’énerve, mais son vis-à-vis en fait de même. Alors, une fois que je l’ai vêtu, elle se dirige à tâtons vers elle pour s’expliquer avec elle. Et là, c’est comique.
Elle lui tend la main pour la toucher, mais l’autre fait pareil et son contact est froid. Elle essaie de la pousser, de la bousculer, mais l’autre ne bouge pas d’un centimètre, et la mime en plus, comme pour la provoquer. Quand Marion veut la taper, l’autre aussi, et leurs deux mains se rejoignent, mais sans rien de plus. Marion s’adresse à elle, mais l’autre fait pareil, elle bouge comme elle, mais ne lui répond jamais. Marion se retourne vers moi, car je me suis éclipsé de devant le miroir, pour me demander de l’aider mais je fais mine de ne pas comprendre, de ne pas l’écouter, alors elle se retourne pour faire face à sa rivale, et essayer de l’avoir par la ruse.
Elle se déplace devant le miroir pour voir si son vis-à-vis en fait de même, et arrivée au bord, elle regarde derrière pour la trouver, mais elle a disparu. Elle s’est caché et Marion ne la trouve pas, alors elle revient devant. Elle aime se laisser tomber sur les fesses, et rigole quand l’autre fait de même. Elle lui hausse les épaules, l’autre aussi, et là, j’en rajoute un peu en apparaissant dans son champ de vision. Elle me voit devant elle, étonnée, elle se retourne, et je suis là aussi. Elle ne comprend pas comment je fais pour être aussi rapide, car de retour face au miroir, je suis là avant elle. Je lui tends les bras, elle est contente et se redresse sur ses petites jambes, mais l’autre aussi. Par contre, alors qu’elle se dirige vers moi, l’intruse s’en éloigne, elle tient sa victoire. Mais pourquoi l’autre ne veut pas la laisser passer, pourquoi elle se met devant elle et l’empêche d’avancer. Alors, je la prends dans mes bras, et elle est toute heureuse d’avoir échapper à sa jumelle.
Et lorsqu’elle nous voit tous les deux dans le miroir, tu la verrais faire sa moue, elle est totalement perdue. Si tu étais de l’autre côté du miroir, je le traverserais avec Marion, mais tu n’y es pas, juste nos reflets devant nos yeux, et cette jumelle qui lui prend son Papa… Au bout d’un moment, elle s’habitue à l’autre, elle veut même lui faire des petits bisous, et sa nouvelle copine est gentille, elle les lui rend tous, exceptée qu’elle a les lèvres glaciales. Quand elle a un jouet, elle lui montre, et sa copine a exactement le même. Elle veut échanger avec, voire lui prendre, mais jamais elle ne réussit, l’autre n’est pas prêteuse, toujours elle lui donne en même temps qu’elle, au même endroit, comme si elle ne pouvait se décaler, au lieu de choisir toujours le même emplacement qu’elle.
La seule chose qu’elle veut bien de Marion, c’est quand Marion lui envoie une boule en mousse, elle la reçoit et Marion aussi, et plus elle lui lance, plus l’autre lui lance également la sienne, c’est un jeu qui la fait rire, c’est vrai que Marion adore les autres enfants, et je suis certain qu’elle aurait adoré un petit frère ou une petite sœur, nous deux aussi, mais jamais nous ne pourrons offrir ce plaisir à Marion, elle sera l’unique enfant de notre amour, et elle n’aura que le miroir qui lui renverra son image au fur et à mesure qu’elle grandira, jusqu’au moment où elle perdra de son innocence et surtout sa jumelle inconnue quand elle aura compris la fonction du miroir…
J’aimais nous regarder dans le miroir, le reflet de notre amour, j’aimais voir rayonner ce que nous éprouvions l’un pour l’autre, aujourd’hui, le miroir ne me renvoie que l’image terne de ce que je suis devenu, seul, sans toi, sans l’amour que nous avons cultivé, avec pour seul soleil que les rayons de Marion qui luisent à chaque instant, digne héritage de sa si jolie Maman. Caroline, je t’aime, et même si ton image n’apparaît plus à mes côtés devant la glace, à jamais elle est au plus profond de mon cœur…

Ton Ptit Caillou

20 Août 2007

Posté le 05.03.2008 par messageinabottle
Ma tendresse,

Chaque jour suit le précédent et précède le suivant, mais rien ne change, tu es toujours absente de ma vie, tu me manques toujours autant, et je n’arrive pas à concevoir ma vie sans toi. Ma vie est brisée comme la tienne, moi seul ici et toi là-bas, derrière les frontières de la vie, chacun à nous attendre, chacun à espérer nos retrouvailles prochaines… Mais pour le moment, tout s’est effondré et rien ne sera plus jamais comme avant. Je ne t’entendrais plus rire quand tu te moquais de moi, ou tes encouragements, alors que tu essayais de m’enseigner des cours de country…
Oui, jamais je n’aurais imaginé danser de la country, je ne trouvais pas cela à mon goût, je le prenais plutôt en dérision, une danse d’un autre temps, que l’on pratiquait après quelques chopes de bière, d’un air aviné. Mais tu aimais la danser, tu m’en avais parlé et mon arrivée dans ta vie avait freiné les efforts réguliers que tu avais entrepris chaque semaine pour apprendre les chorégraphies, pour travailler ta souplesse et ton souffle grâce aux deux heures de cours. Tu te privais pour être avec moi, je ne m’en plaignais pas, bien au contraire, mais je m’en voulais un peu, et je t’ai motivé à reprendre.
Et un soir, tu as décidé de t’y remettre chez toi avec ton cahier de cours, et ton CD de musiques country. Je te regardais et me moquais, c’était plus folklorique pour moi qu’autre chose. Et à force de me voir ricaner dans mon coin, tu m’as mis au défi d’en faire autant. Je me sentais ridicule, moi qui avais du mal à synchroniser mes pas de danse, là, c’était une catastrophe. De nouveaux mots à apprendre, des gestes, des mouvements de pieds, une souplesse dans les genoux que je n’avais plus, le tout sur une musique, et des chorégraphies différentes. Et là, les ricanements avaient changé de côté…
Je me mélangeais entre les « vine », « stomp », « step » et « hitch ». De nouveaux mots anglais qui me perdaient, j’avais déjà du mal avec les mots d’Albion simples, mais là, ils étaient associés à des mouvements que je contrôlais mal. Et le tout, bien sûr, à mémoriser par cœur pour exécuter une chorégraphie en musique. Tu étais la patience même, et malgré mes erreurs, tu me soutenais et ne te laissais pas démonter, tu m’apprenais les pas au fur et à mesure, en les effectuant à mes côtés. Je devenais bon élève, je commençais à comprendre les pas et les enchaîner, mais c’était grâce à toi, le meilleur professeur qui puisse être.
La première chorégraphie, la plus simple qui soit, je commençais à la maîtriser, mais j’ai tout perdu au moment où tu as mis la musique. Le fait lentement, ce n’était pas si complexe finalement, mais le faire plus vite, au rythme de la musique était une autre paire de manche. Et là, les crises de fous rires se sont enchaînées. Pendant une heure, je n’ai cessé de me tromper à un moment ou à un autre, je commençais à connaître la musique par cœur, mais pas les pas qui semblaient se dissoudre dans la mélodie. Et à force de persévérance, j’ai réussi à enchaîner chaque pas au rythme de la musique, j’en étais fier, tu m’as applaudi, c’était comme un accouchement, dans la douleur. J’étais trempé par la sueur, perclus de courbatures naissantes, je ne pensais pas que c’était aussi physique, mais j’avais passé un bon moment, nous avions bien ri, et l’encouragement que tu m’offris me poussa à continuer de plus belles les fois d’après, gourmand que j’étais. Par contre, quand tu m’as annoncé qu’il fallait en connaître au moins dix pour pouvoir aller à une soirée de danses country, là, mes illusions retombèrent nets !
De nouveaux pas vinrent s’ajouter « toe strut », « rock côté », « rassemble », « step slide » et des quarts de tours, la collection grandissaient, le nombre de chorégraphies aussi, et les musiques adoptaient un rythme de plus en plus rapide. Chaque soir, c’était une heure intensive, où les rires jonglaient avec les gouttes de sueur, où les télescopages se multipliaient, et parfois même, tu perdais le fil des pas alors que j’étais à fond dedans, excepté ma raideur comparée à ta souplesse. Et alors que je t’écris, dans ma tête, j’entends encore les airs d’ « overnight heartache ». Et je te revois devant moi, heureuse de m’enseigner ces danses, heureuse de les partager avec moi, heureuse de vivre…
Lorsque nous avons emménagé ici, nous avons arrêté tes cours, nous avions d’autres occupations comme la décoration de notre petit nid d’amour, puis la préparation de la naissance à venir. Nous voulions éventuellement reprendre plus tard, mais ce ne sera jamais, du moins pas ici, mais peut-être enchanterons-nous les anges par nos rythmes endiablés lorsque je te rejoindrais. J’ai si mal de ton départ, j’ai si mal de tous nos souvenirs qui se sont arrêtés alors que nous aurions dû les poursuivre, et Marion aurait aimé nous voir nous trémousser en tenue sous des airs venus de l’autre côté de l’Atlantique. Tu me manques, ma mie, mais mon cœur résonne à jamais de l’amour que je te porte. Je t’aime, Caroline…

Ton Ptit Caillou

19 Août 2007

Posté le 03.03.2008 par messageinabottle
Ma douceur,

Le réveil fut un petit peu brutal, nous ne nous sommes pas couchés tôt hier au soir, mais les titous avaient la pêche dès sept heures du matin, et ils nous l’ont fait savoir. J’ai été réveillé par deux bambins qui sautillaient sur le lit en criant « Bonjour Tonton », je me demandais ce qu’il se passait, je croyais à un tremblement de terre. Même Marion dormait encore, et leur assaut matinal l’a sorti de son sommeil, un peu grognon, mais quand elle a vu les enfants, elle a vite souris et était toute contente. Les enfants l’étaient un peu moins quand ils ont senti que Marion avait eu le transit réactif cette nuit, et que la couche avait bien fait son office, sauf stopper les odeurs !
Ils avaient la pêche dès le matin, c’est agressif quand on n’a pas l’habitude. Mais ils avaient raison, cela nous permettait de pouvoir en profiter un peu plus avant qu’ils ne repartent le soir. Ils ont commencé à jouer avec la peluche que Marion avait eu la veille, le temps que je prépare Marion, avant que nous en fassions de même. J’étais content quand ils ont arrêté d’y jouer, les bruits qu’elle émettait commençaient à me sortir de la tête, il faudrait que je veille à retirer les piles, sinon, Marion va me faire craquer. Elle non, les enfants adorent toujours ce qui est répétitif, je le vois déjà avec les dessins animés Walt Disney, elle se passionne pour les mêmes, je commence à les connaître par cœur, mais cela me permet de plonger dans la même magie qu’elle et de me souvenir que toi aussi, tu aimais te blottir contre moi pendant une bonne animation.
Une fois la petite troupe prête, nous sommes partis sur le bord de mer pour passer une bonne partie de la journée au bord de l’eau. Le soleil était déjà chaleureux, l’eau moins, mais cela n’a pas empêché les enfants de vouloir se baigner, je n’ai jamais compris comment faisaient les autres pour se baigner dans une eau froide, je n’ai jamais réussi, trop frileux que je suis. Et Marion ne voulait pas en rester là, elle voyait ses nouveaux petits copains barboter devant elle, elle voulait en faire de même, et elle m’a contraint à me mettre également dans l’eau glaciale ! Délicatement, je l’ai prise contre moi pour la faire pénétrer dans l’eau, pour vérifier qu’elle ne grelottait pas, que la fraîcheur aquatique était supportable pour elle, mais à la voir réagir, j’ai vu que oui tout de suite, elle tendait la main à Maxime et Alexandre pour jouer avec eux. Je l’ai mise dans sa petite bouée canard jaune, et les deux frères ont commencé à l’éclabousser, mais elle n’aimait pas trop, ils l’ont vite compris, et ont stoppé leur jeu pour la prendre par la main et marcher dans l’eau avec elle, tant bien que mal, pas évident pour leurs petits pieds de progresser sur des galets.
Le bain achevé, nous les avons frictionnés pour qu’ils ne prennent pas froid. Les petits jouaient aux fantômes autour de Marion, ce qui la rendait hilare, elle poussait des petits cris perçant qui alertait les voisins, mais ses éclats de rire les rassurait de suite. Que c’est bon de voir vivre les enfants, que c’est bon de les voir s’exprimer, de voir Marion heureuse, épanouie, parfois, je me demande si je ne lui arrache pas un peu du bonheur qui lui est dû… Elle semble si bien avec Maxime et Alexandre, un peu comme une fratrie, c’est si attachant de voir le comportement qu’ils ont avec elle, comme si c’était leur petite sœur, il y a une infinie tendresse qui émane d’eux, une grande douceur, eux qui sont si vifs habituellement selon leurs parents, ils sont plus posés, plus calmes, si on peut dire calmes pour des enfants dans la force de l’âge qui ont envie de tout découvrir, mais surtout de faire un maximum de bêtises ! Je n’ai rien à dire, j’étais comme eux à leur âge.
Nous avons pique-niqué sous le soleil voilé par les parasols que j’avais amené, le vent s’était assoupi pour ne pas jouer avec. J’aurais voulu que le temps s’arrête un moment, me laisse un peu plus de temps avec eux, mais les aiguilles du temps ont continué leur chemin, s’égrainant les unes après les autres, signe du départ pour la petite famille. Oui, le début d’après-midi marquait le début des préparatifs au retour, pour éviter de ne rentrer avec les embouteillages, jamais évident à supporter et à comprendre par les enfants. Nous avons tout remballer, les enfants ont dit au revoir à la mer, Nicolas et Nathalie sont restés un moment face à l’étendue bleue, regardant là où j’avais déversé tes cendres, pour te parler, pour te faire signe et te dire qu’ils pensaient toujours à toi, que tu étais toujours dans leur cœur.
Arrivés à la maison, ce fut les « au revoir », douloureux pour tout le monde, les enfants ne voulaient pas partir, ils souhaitaient rester avec Marion, Marion, sentant la tension du départ, s’est mise à pleurer dans mes bras, et sous l’émotion, nous avons tous verser nos larmes, et la voiture a pris la route, s’éloignant petit à petit de nous, alors que les enfants, Marion et moi échangions des signes de la main. Marion commençait à être fatiguée, mais elle ne voulait pas me lâcher, comme si cette séparation que nous venions de vivre était un abandon, elle ne voulait pas en subir un second avec moi. Je me suis allongé dans notre lit avec elle, et elle s’est assoupie contre moi alors que je la berçais de mes larmes coulant sur mes joues…
Le week-end fut merveilleux à plusieurs points de vue, mais le retour à la réalité est difficile, il n’y a plus le son des enfants pour égayer la maison, même Marion a senti la différence et interroge le silence pour qu’il lui rende les voix qu’il y avait avant. Nous sommes si seuls, je me sens si seul, tu me manques tant, ma chérie. Tu as été au cœur du week-end, nous avons sans cesse réveiller les souvenirs, mais là, c’est le souvenir de ce week-end qui me fait larmoyer, la tendresse de nos meilleurs amis et de leurs enfants, qui comme moi, ne t’oublieront jamais… Je t’aime, Caroline, et la vie est si dure, si loin de toi…

Ton Ptit Caillou

18 Août 2007

Posté le 29.02.2008 par messageinabottle
Mon aurore boréale,

Comme il était prévu depuis longue date, la journée a vibré sous les rires des enfants et les jeux puérils. Nicolas et Nathalie sont arrivés ce matin pour passer le week-end avec nous, pour célébrer tous les anniversaires, entre celui de Marion, celui de Nicolas et celui de Maxime, une réunion de lions en cette mi-août. Ils sont arrivés en fin de matinée, amenant avec eux le soleil dans leurs bagages. Et surtout la joie de vivre de Maxime et d’Alexandre…
Ils étaient tout heureux de retrouver Marion, et Marion aussi. La grande nouveauté pour eux était de voir Marion debout, bien sûr, elle ne marchait pas aussi vite qu’eux, n’avait pas leur équilibre, mais elle marchait normalement, et plus à quatre pattes. Le temps clément leur a permis de commencer la journée dans le jardin, alors que leurs parents s’installaient. Cela me faisait plaisir de les revoir, le week-end allait être différent, vivant grâce à leur présence, et surtout virevoltant avec les enfants.
Après un petit repas rapide, nous sommes allés nous promener au bord de plage, certains téméraires avaient déjà tenté de se jeter à l’eau, et elle ne semblait pas si fraîche que cela. Si le temps le permet demain, nous en profiterons peut-être pour nous baigner un peu, au moins les enfants, quelle que soit la température, cela ne leur fait jamais peur, à croire qu’en vieillissant, on devient plus sensible aux écarts de température. Les enfants ont lancé des galets dans l’eau, en évitant de toucher les cibles nageant à la surface de l’eau. Marion a voulu essayer, mais je l’en ai empêchée, elle aurait lâché sur sa tête la pierre trop lourde pour elle. Il a fallu que je fasse attention par la suite aux mauvais exemples que les enfants pourraient lui inculquer.
Nous avons vadrouillé en montant la falaise. Bien sûr, les enfants se faisaient un plaisir de ramasser les petites crottes que les lapins laissaient, en me questionnant pour savoir ce que c’était. Heureusement que Marion était dans sa poussette, elle en aurait fait de même et aurait mis à la bouche les vestiges des lapins. Alexandre essayait de parler avec Marion, mais il ne comprenait pas pourquoi Marion ne parlait pas comme lui. Je lui ai expliqué que Marion était trop petite, et qu’elle apprenait petit à petit les mots, mais elle était trop jeune pour parler comme lui. Et là, ce fut le drame, car une question en amène toujours d’autres chez les enfants. A ma réponse, elle me rétorqua « Mais pourquoi elle n’est pas grande comme nous ? » Que voulais-tu que je réponde à Alexandre, si ce n’est un éclat de rire. Après un bon bol d’air au sommet de la falaise à regarder la mer et ses moutons, nous sommes redescendus pour préparer le repas du soir. C’était trognon à voir, Alexandre tenait une main de Marion, et Maxime l’autre, trois petits anges, et Marion étaient leur petite reine, entourée par deux chevaliers servants, image que nous avons immortalisée en photo, instant volé pour le garder à jamais avec nous…
Nathalie a voulu s’atteler à la tâche, tu la connais, fine cuisinière comme elle est, elle nous a mitonnés de délicieux plats vietnamiens, c’était le baptême de la cuisine vietnamienne pour Marion, et elle n’a pas déprécié, bien au contraire. Cela faisait du bien de passer une soirée entre amis, comme une famille… Avant que Marion n’aille se coucher, nous avons éteint la lumière pour apporter les gâteaux. Chacun avait son gâteau avec ses bougies à souffler, Nicolas et ses trente-huit, Alexandre et ses quatre et Marion et son unique. Marion était toute contente de voir toutes ces bougies qui éclairaient le salon, qui dessinaient des ombres chinoises sur les murs. Nous avons bien ri quand Marion a essayé de souffler sa bougie, malgré l’entraînement de la semaine dernière, ce n’était toujours pas évident de comprendre que de l’air pouvait sortir en soufflant avec sa bouche. Et quand elle a réussi, elle était heureuse que nous la félicitions en l’applaudissant.
Par contre, sa manière de manger est vraiment propre à elle, Marion en avait plus sur tout le visage que dans la bouche, les petits gâteaux au chocolat, elle raffole, mais sa gloutonnerie la fait plus se maquiller que de se sustenter… Et les cadeaux finirent ce moment de plaisir, c’était mignon de voir Alexandre et Maxime offrir des cadeaux à Marion. Elle a bien joué avec les papiers avant de découvrir une peluche bruyante, merci Nathalie et Nicolas, tout ce qu’il faut offrir aux autres pour les embêter. Elle a eu droit à une nouvelle robe, toute craquante, comme toutes les robes pour les petites filles, elle sera un véritable petit ange dedans. Pour Alexandre, j’avais trouvé des robots transformers, car il en était fan depuis le film, pour Nicolas, le coffret de la trilogie du seigneur des anneaux, et pour ne pas laisser pour compte les non « Anniversairisés », j’avais pris pour Maxime deux livres de Titeuf, et pour Nathalie, un roman noir de Mary Higgins Clark. Bref, tout le monde était gâté pour une soirée festive, avant que Marion ne rejoigne son lit pour un sommeil bien mérité, elle n’avait pas vraiment fait de sieste cet après-midi, elle commençait à être un peu grognon avec les petits.
Nous avons continué la soirée à discuter alors que les petits regardaient un DVD de Disney avant d’aller se coucher, et comme à l’habitude, j’ai ressorti nos vieux albums de photos où notre amour rayonnait sur toutes les pages. Le passé recommençait à serrer ses mains autour de mon cou, Nicolas et Nathalie le voyaient, et il valait mieux en rester là pour ce soir, et rejoindre le chemin du sommeil, car demain matin, les petits chérubins se feront une joie de nous réveiller, la grasse matinée n’étant pas encore dans leur mode de vie.
Je suis seul et je t’écris cette missive pour te conter cette journée, mais elle se finit mal, puisque je suis condamné à converser avec toi via ce simple morceau de feuille blanche, alors que nous pourrions être ensemble, l’un contre l’autre, alors que tu aurais dû être là avec nous pour profiter de chacun de ses instants de retrouvailles de cette journée, mais tu n’es plus, tu es loin de nous, tu es partie et tu nous manques tant, tu me manques tant, sans toi, plus rien n’est comme avant, plus rien ne sera comme avant, plus rien… Je t’aime, ma chérie, et je vais une fois de plus m’endormir loin de toi, mais mon cœur et mon esprit te rejoignent…

Ton Ptit Caillou

17 Août 2007

Posté le 26.02.2008 par messageinabottle
Ma lueur d’espoir,

Oui, lueur d’espoir en un lendemain auprès de toi, j’ai si hâte d’être à tes côtés, de me serrer contre toi et ne de plus bouger, ne faire qu’un comme notre amour, pour me gorger de toi, de ta présence, de ton essence, et déposer le plus délicat et le plus merveilleux des baisers sur tes lèvres, mon cœur. Chaque jour qui passe me rapproche de ce moment, même s’il est encore loin, chaque jour qui passe est un pas vers toi. Mais c’est aussi un jour de plus pour notre petit ange, et qui dit un jour de plus dit un jour de plus où son corps se transforme, ou son petit corps évolue et n’est plus si petit que cela.
Lorsque Marion est née, c’était un beau bébé, son carnet de santé indique quarante-huit centimètres pour trois kilos deux cents grammes. Je ne me souviens plus trop, déchiré par ton trépas, je n’ai pas vécu avec Marion les premiers jours, je ne sais même pas comment cela s’est passé pour sa courbe de poids, ni qui s’en est réellement occupé avant que ta Maman ne la prenne en main. J’étais totalement perdu, incapable d’être père sans que tu sois mère, incapable de rien si loin de toi, si anéanti par ton départ. Aujourd’hui, le pédiatre m’a annoncé quatre-vingt centimètres pour un poids de neuf kilos neuf cents. Oui, notre jolie fleur grandit et commence à ouvrir ses petits pétales au grand jour.
Je m’en aperçois lorsque je la vêts, au départ, je pensais que je lavais mal ses affaires et qu’elles rétrécissaient, je ne comprenais pas pourquoi Marion ne rentrait plus dans certaines de ces robes, j’ai vite compris qu’il n’en était rien, puisque non contente de grandir, mademoiselle prend aussi du poids. Alors, petit à petit, je mets ces habits trop petits de côté pour sortir quelques-uns uns de ceux que nous avions achetés ensemble, sur lesquels tu avais craqué et que tu voulais à tout prix pour notre petite Marion. J’ai sorti les derniers vêtements que tu avais choisis hier. Les anciens, je les conserve dans son armoire, et lorsque je les regarde, je me dis que Marion était toute petite après sa naissance, une véritable petite crevette.
Notre petite poupée grandit, contrairement aux poupées avec lesquelles tu jouais lorsque tu étais jeune, non seulement elle dit « Maman, Papa » comme les autres poupées, non seulement elle pleure comme les autres poupées, non seulement elle fait pipi dans sa couche comme les autres poupées, mais elle fait aussi popo, et grandit. Je dois faire tourner ses vêtements rapidement, car je nourris trop bien notre ange, ça doit être cela ! J’ai dû changer de type de couche, de la couche simple qui la bloquait complètement à une couche plus adaptée à ses envies de découvertes pédestres, tout en assurant toujours sa fonction initiale, celle de la barbouiller afin que Papa passe plus de temps à la nettoyer…
Je regrette que Marion ne puisse plus mettre certaines de ses affaires, elle était si mimie dedans, si trognon, je n’ai plus que les photos et les vidéos pour la revoir vêtue avec, et ses habits étalés sur le lit. Quand je les sors et que je la mets sur le lit, elle joue avec, elle me met tout en dessus dessous, je la taquine avec et nous rigolons tous les deux. Et le plus surprenant, c’est quand elle commence à glisser ses menottes dans une ouverture de robe ou de pull, comme si elle voulait le mettre. Mais non, tout ce qu’elle réussirait à faire, c’est à craquer la tenue ou à s’étouffer, alors une fois pliés, je range ses habits dans de petite boîte que j’avais confectionné pour, que je rangerais au grenier plus tard. Quand elle sera plus grande, elle sera contente de découvrir les affaires qu’elle mettait quand elle n’était encore qu’un tout petit bébé.
Oui, Marion a grandi si vite, surtout ces derniers temps, je vais lui acheter des tongs pour ces petits pieds, elle pourra les mettre pendant longtemps sans que j’ai à en changer ! Et sans m’en rendre compte, elle me muscle les bras, comme dans une salle de sport, elle ajoute du poids petit à petit pour que je travaille tout en douceur. Mais bon, elle commence à faire son petit poids, mais elle est si belle, tu la verrais, elle te ressemble de plus en plus, toi en modèle réduit. Si ce n’est que toi, tu gardais tes robes et autres chemisiers pus longtemps que Marion, je ne lui ai pas encore inculqué la notion d’économie, mais je pense y être obligé d’ici peu !
Marion a évolué si vite que je ne l’ai pas vu grandir, les gens me le disent, mais je ne le vois pas, vivant avec elle chaque jour, je ne peux m’en apercevoir. Simplement, lorsque je dois me séparer de Marion pour une ou deux journées, et que je la confie à ta Maman, je vois cette différence que seuls les parents peuvent noter, le lien affectif aidant.
Les jours s’écoulent, les mois s’écoulent, et chaque centimètre, chaque kilo de plus, font de Marion la jolie pierre précieuse que nous voulions, la première d’une série que nous souhaitions, mais qui s’est achevée tragiquement sur le chiffre un, un comme un seul enfant, un comme un seul parent, un comme un décès, un comme un amour déchiré. Marion grandit auprès de moi, mais c’est ton image, ce sont tes souvenirs, c’est ta présence qui l’aide à devenir la petite fille dont nous rêvions depuis notre rencontre. Tu lui manques, ma chérie, je le sens dans sa manière d’être, il lui manque un petit quelque chose qu’elle ne comprend pas, mais les années venant, elle saura… Et tu me manques aussi, mais cela, tu le sais, tu le sens. Je t’aime, ma douce, les mots les pus magiques qu’un homme puisse dire à sa promise…

Ton Ptit Caillou

16 Août 2007

Posté le 25.02.2008 par messageinabottle
Mon cadeau de la vie,

Marion me remplit de joie chaque jour qui passe et je la vois s’éveiller de plus en plus. Je comprends ces quelques mots un peu plus, mais surtout ses quelques intentions, les signes qu’elle veut me faire passer. Elle progresse dans ces évolutions debout, même si sa couche ne l’aide pas, mais si je la laisse fesses nues pour marcher, je peux m’attendre à la suivre sans être derrière elle et à m’assurer des catastrophes éliminatoires naturelles. Et adroite comme Marion est, elle mettrait le pied dedans et parcourrait toute la maison à ma recherche pour me le montrer. J’ai donné une fois, je ne souhaite pas recommencer, pauvre petit chat, son Papa indigne l’a laissé marcher dans ses besoins naturels…
Mais aujourd’hui, je me suis trouvé un peu gêné. Nous étions en train de jouer, enfin plutôt à nous chamailler, me rappelant à mon plus jeune âge en retournant en enfance, pour ne pas dire à l’âge bébé, suite à une course à quatre pattes à travers le salon. D’un seul coup, elle t’a appelé, je l’ai regardé, et dans son regard, j’y ai vu comme une interrogation, où te trouvais-tu, où étais tu partie… Je la voyais déjà plus grande me demander pourquoi elle n’avait pas de Maman comme les autres petites filles, qu’avait-elle fait comme bêtise pour être punie et ne plus te voir… Et là, comment expliquer à une petite fille l’horreur de la vérité sans la traumatiser, sans la faire pleurer, sans la faire culpabiliser d’avoir vu le jour…
J’y ai parfois pensé, mais pas évident, cela dépend du contexte, du moment. Comment dire cela à une enfant, dure question pour moi, dure question… J’ai pensé que si la question venait pendant la période de Noël, de lui dire que tu étais partie avec le Papa Noël pour lui prêter un coup de main, pour l’aider à préparer tous les cadeaux pour l’année prochaine, car il n’y arrivait pas tout seul, et il voulait absolument pouvoir gâter tous les enfants de la Terre, et qu’avec toute la gentillesse qui est la tienne, tu lui as dit oui et tu es là-bas, mais que tu reviendrais très vite. Elle découvrirait que parfois la vie sépare les couples, mais qu’en aucun cas leurs parents ne les abandonne, alors pourquoi était-elle différent des autres enfants qui ont toujours leurs deux parents, même s’ils ne vivent plus sous le même toi, même s’ils ne se parlent plus, même s’ils se haïssent…
Dire à Marion que tu es avec les anges, tout là-haut, avec de jolies ailes blanches et que tu virevoltes dans les airs en compagnie des autres anges, mais que tu ne l’as pas délaissée, que tu veilles sur elle chaque instant, que tu l’empêches de faire des bêtises en lui envoyant des petits signes, invisibles pour nous mais que nous suivons comme si c’était naturel, mais que tu ne pourras jamais venir la voir pour la serrer dans tes bras, pour lui offrir l’amour d’une Maman, ce dont elle a temps besoin, mais pas de n’importe quelle Maman, l’amour de la Maman qui lui a ouvert les yeux sur le monde…
Dire à notre puce que tu es partie en voyage d’affaires, loin dans un pays lointain que pour le moment nous ne pourrions venir te rejoindre, mais que tu penses à elle à chaque instant, que tu me donnes des nouvelles tous les jours pour que je les transmette à Marion, mais que malheureusement, elle ne pourra jamais les entendre, car c’est un lien invisible entre nous qui me permet de les recevoir et me permet de t’envoyer de nos nouvelles, de te montrer comment elle est, comment elle grandit, et qu je ressens au fond de moi les larmes d’émotions que tu partages, et que c’est pour cela que son Papa pleure souvent, mais que ce ne sont pas des larmes de tristesse, mais des larmes de joie…
Comment lui dire que tu ne l’as pas abandonnée, que ce n’est pas à cause d’elle que tu n’es plus là, que tu es partie pour toujours et qu’aucun chemin ne pourra te ramener à nous, comment lui annoncer avec toute la douceur possible, sans la blesser, comment lui dire que le destin est parfois cruel et qu’il arrache ceux qu’on aime comme on arracherait un brin d’herbe dans une pelouse… Comment lui faire comprendre que tu es là devant elle, lorsque nous regardons l’immensité bleue qui s’étale devant nous, comment lui dire que tu vis maintenant au fond de l’eau, pas comme les sirènes des contes pour enfant que je lui ai racontés, mais que c’est ici que tu as voulu que je dépose tes cendres, pour pouvoir regarder à jamais ces falaises qui nous avaient unies…
C’est si difficile, j’en ai déjà mal rien que d’y penser, car quelque soit la solution pour laquelle j’opterais, je sais que je la ferais souffrir, malgré moi, et ça, je ne peux le supporter, elle est tout ce qu’il me reste de toi et je ne veux faire de mal à notre enfant, mais lui mentir longtemps, n’est-ce pas aussi lui faire encore plus de mal ? Je ne sais plus, j’ai si mal au fond de moi de ne plus t’avoir avec nous, de t’avoir perdu, et de n’avoir rien pu faire pour empêcher ton trépas et ton départ vers demain, comme si je n’avais pas été à la hauteur de ce qui nous attendait et que c’est pour cela que nous avions été punis et que tu as été rappelée par notre Créateur… Tu me manques tant, ma Tendresse, tu me manques tant, je ne sais plus comment m’y prendre pour être aussi fort que tu voudrais que je le sois… Mais une chose ne changera jamais au fond de mon coeur, c’est que je t’aime plus que tout au monde, mon amour, je t’aime avec toutes les larmes de mon corps…

Ton Ptit Caillou

15 Août 2007

Posté le 20.02.2008 par messageinabottle
Mon amour de l’au-delà,

Aujourd’hui n’est pas une journée comme les autres, c’est le jour de l’assomption, le jour de la montée au ciel de la vierge Marie, le jour de sa fête, mais surtout le jour de la fête de notre petit ange. Oui, notre petite Marion, que nous attendions tant, qui était notre lumière à venir, mais dont nous avions toutes les peines à trouver le prénom qui lui siérait, qui nous plairait, et qui représenterait tout l’amour que nous avions pour elle, avant même sa venue au monde, avant même son sourire à la vie.
Choisir un prénom n’était pas chose aisée, nous avions acheté ce livre sur les prénoms pour se donner des idées, pour en connaître les étymologies, et pour trouver celui que nous voulions pour notre enfant. Tout d’abord, savoir le sexe de notre enfant à venir, cela nous permettrait d’avoir une réduction de cinquante pour cent sur le choix des prénoms, fille ou garçon. Bien sûr, il y avait les prénoms mixtes, comme Dominique, mais ce prénom quelque peu vieillot ne nous attirait guère. Garçon ou fille, nous n’avions pas de préférence, au fond de nos cœurs, nous sentions une petite demoiselle faire son nid en ton ventre, et l’échographie nous le confirma par la suite, même si notre mutine de petite fille faisait durer le suspens en se positionnant de telle manière que nous ne pouvions voir son sexe, déjà chipie avant d’avoir vu le jour.
Les prénoms à la mode virevoltaient, entre Léa et Emma, Sarah et Clara, Eva et Lola, beaucoup de prénom à consonance finale en « a », nous avions le choix. Bégonia et Hortensia faisaient trop penser à des fleurs, mais étaient aussi complètement passer d’âge. Cruella serait trop dur à porter, Disney s’était charger de rendre ce prénom impopulaire. Ella était mignon, mais trop dur à dire avec mon nom de famille. Maria rappelait la Lusitanie, où nous n’avions jamais mis les pieds, donc pas encore le bon prénom. D’autres prénoms à la mode était mignon pour une petite fille, que ce soit Chloé Maé, Maelle ou Océane, qui nous rappelait cette mer que nous avions devant nous, ce bleu étincelé par des milliers de pierres précieuses sous sa surface.
Le prénom de Marie nous attirait, mais nous ne le trouvions pas assez jeune, mais nous pouvions le poursuivre d’un autre prénom associé, comme Marie-Ange, Marie-Charlotte, Marie-Dominique, … En y réfléchissant, cela nous semblait quand même trop pompeux, trop aristocratique. Il y avait Marine, qui pouvait correspondre à nos attentes, quand un doux prénom vint résonner à nos esprits : Marion. Il y avait toute la tendresse d’un enfant, il y avait tout le respect lié à Marie, symbole de la pureté, comme l’était l’amour que nous ressentions l’un pour l’autre, et je trouvais que ce prénom se mariait au tien avec délicatesse.
En parcourant le livre, nous avons découvert que finalement, ce prénom correspondait à tout ce que nous ressentions pour elle et pour notre vie. Marion venait étymologiquement de l’hébreu « mar », la goutte d’eau, et « yam », la mer, tout ce que nous avions devant les yeux et qui nous berçait, alors nous lui rendrions la pareille en la berçant à notre tour, dans les bras, pour l’emmener en voyage au pays du sommeil. Une autre étymologie hébraïque descendait de « Myriam », celle qui est aimée, et on ne pouvait l’aimer plus, notre enfant, nous avions les yeux qui pétillaient de bonheur à chacune de ses évocations, à chacun de ses mouvements, il ne pouvait y avoir plus d’amour que ce qui faisait battre nos cœurs à l’unisson de cette naissance à venir.
Dans les informations diverses, nous avons découvert que sa couleur était le bleu, comme l’azur qui s’étendait sous nos pieds et dans lequel elle irait barboter quand elle grandirait, bleu comme le regard de sa Maman qui lui offrirait bientôt la vie. Sa pierre, c’était le saphir, encore le bleu, toujours le bleu. Notre pierre précieuse que nous allions protéger dans un écrin de douceur pour qu’elle brille de tout son éclat en grandissant, afin qu’elle transmette aux autres toute la joie qu’elle nous procurait avant même sa venue au monde. Et son métal parlait pour elle, l’or, ce métal si précieux comme ce premier enfant d’une longue famille que nous voulions, ce symbole de notre amour, l’or de nos vies que nous avions unis pour en former la perfection faite petite fille qui grandissait en ton corps. Et son chiffre porte bonheur, le un, comme le début d’une longue liste, la première fille que nous voulions, précédant ses éventuels frères et sœurs…
Et au niveau de son caractère, elle serait émotive, comme sa jolie Maman, sensible comme je l’étais, généreuse et volontaire comme deux de tes qualités que nul ne pouvait dénier, et une personnalité rayonnante, que je découvre chaque jour à son contact, son sourire illuminant les visages qui se fermaient habituellement et gommant les problèmes quotidiens de tout un chacun. Il n’y avait plus d’hésitations, notre fille se prénommerait Marion, et déjà nous l’appelions par son prénom lorsque nous lui parlions au creux de ton ventre, ce n’était plus un bébé à venir, mais une personne à part entière, la vie, tout simplement…
Je suis seul aujourd’hui pour lui souhaiter sa fête, pour la couvrir de cadeau juste après son anniversaire et avant la venue de Nicolas et Nathalie ce week-end, je suis seul et j’ai mal au plus profond de moi, car tu es si loin en cette période anniversaire, et mon moral n’a jamais été aussi bas depuis très longtemps, tu me manques tant, et même si Marion me réjouit jour après jour, rien ne pourra jamais combler le vide laisser par ton absence, personne ne pourra faire battre mon cœur comme tu l’avais fait, comme tu me l’avais permis en m’offrant ton cœur et ton amour… Je t’aime, ma douce Caroline, et excuse-moi de n’être pas assez fort en ce moment, mais j’ai du mal, je redeviens de petit enfant fragile que tu avais connu par le passé, avant d’en faire un homme…

Ton Ptit Caillou

14 Août 2007

Posté le 19.02.2008 par messageinabottle
Mon écrin de douceur,

Les jours se suivent et se ressemblent, comme si je passais une journée sans fin, qui recommence à chacun de mes réveils, la seule différence étant l'évolution de Marion qui me réserve son lot de surprises. Pas une journée où la pluie ne nous rende une petite visite, pas une journée où le vent nous décoche une gifle de fraîcheur, pas une journée où je ne pense à toi, où je me dis que je n'ai pas assez de ton vivant, que je ne me suis pas assez donné pour faire de toi une reine, ma reine, que je me suis montré trop faible...
Nous profitons du moindre moment d'accalmie pour sortir avec Marion, maintenant qu'elle marche un petit peu, c'est plus agréable. Et l'air vivifiant lui fait du bien, elle dort toujours mieux le soir après en avoir profité. Je lui ai montré les quelques fleurs du jardin qui supportent encore toute cette eau. Tout à coup, la houle s’est levée. Nous l'avons regardé jouer avec les feuilles des arbres, s’amusant à en décrocher quelques-unes pour former une couronne dansante. A côté de nous, un petit moineau s’est posé, il nous a regardé sans bouger, attendant un signe de notre part. Marion était toute surprise de voir ce petit oiseau si proche de nous, elle était émerveillée devant cette nouveauté pour elle. Mais nous n'avons pas bougé, et il nous observait, calme, serein, ne craignant rien de nous, et n’ayant rien à craindre de nous, si ce n'était la volonté de Marion de l'attraper pour le caresser, mais je la gardais contre moi.
Il était trognon, il faisait sa toilette avec son petit bec, il nettoyait ses plumes et s’ébrouait comme un chien après une baignade. Dans une flaque, il se baignait, cela faisait rire Marion de le voir jouer comme elle dans l'eau, d'en envoyer un peu partout tout autour de lui. Ses plumes étaient toutes mêlées, comme si on avait passé un coup de ventilateur dedans ce qui lui donnait un air encore plus craquant. Il semblait jeune, cela expliquait son insouciance face à nous. La nature est encore belle, malgré ce que l’homme en fait, petit à petit, la détruisant sans s’en rendre compte, et ne faisant rien pour endiguer son travail de sape…
Je me demande quel avenir demain pour Marion, avec tous les changements occasionnés par l'homme qui n'augurent rien de bon. Le plus frappant est le changement climatique visible cette année à l'échelle mondiale, de nombreux pays sont touchés par les canicules, d'autres subissent la colère du ciel et se retrouvent noyer sous les eaux, d'autres pays découvrent la neige qu'ils ne connaissaient que par des images télévisuelles, et les fontes des glaces sont considérables aux pôles. La misère se fait de plus en plus grande, tout à tendance à augmenter, que ce soit les produits de consommation directe, ou l'immobilier, tout grimpe en flèche, sauf les salaires...
Les gens se battent avec la malbouffe, entre les restaurations rapides et les produits génétiquement modifiés, entre les produits surgelés salés à satiété et les boissons sucrées qui ont toute l'attention de nos chérubins. Les technologies évoluent trop rapidement, entre les téléphones portables dernier cri qui font tout sauf téléphone, la surveillance indirecte des gens via toutes les cartes de fidélité ou leurs connexions sur des sites internet. La circulation en voiture devient infernale dans les grandes villes, les pics de pollutions à l'ozone sont de plus en plus fréquents, les gens souffrent de crises d'asthme générées par toutes les particules flottant dans l'atmosphère. Et la colère des hommes entraînent de nouveaux conflits planétaires, aux yeux du public ou cachés, ... L'homme est en train de tout détruire par son aveuglement, car seuls les plus forts survivront à ce rythme, et les petits moineaux comme celui que nous avons vu disparaîtront...
Quel avenir pour Marion, je ne le sais et je redoute le pire, alors je la laisse profiter de toute son insouciance de bébé, elle aura le temps de se poser tout un tas de question lorsqu'elle grandira. J'espère qu'elle continuera à s'émerveiller de la beauté de la nature, qu'elle pourra profiter de ses bienfaits et non des méfaits des hommes... Je veillerais sur notre petit oiseau, Marion sera chouchoutée jusqu'à ce qu'elle vole de ses propres ailes, et j'aurais toujours un oeil sur elle, jusqu'à ce que je sois appelé à te rejoindre... Ce jour-là, je te tendrais les bras, je te dirais combien tu m'as manqué en courant vers toi, je t'embrasserais longuement et je te dirais « Je t'aime », les yeux dans les yeux...

Ton Ptit Caillou
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