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messageinabottle
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Une bouteille à la mer envoyé à un être aimé, issue de l'imagination d'un homme esseulé...
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Blog Journal intime
Date de création :
10.03.2007
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14 Octobre 2007

14 Octobre 2007

Publié le 19/12/2008 à 12:00 par messageinabottle
Ma divine cowgirl,

Nos chevauchées nocturnes d’antan ne sont plus qu’un vague souvenir qui me fait encore frissonner quand j’y repense. Je ne me prenais pas pour un étalon, même si on n’est jamais mieux servi que par soi-même pour des compliments. Tu avais su me dompter et me prendre à ton lasso pour m’apprivoiser, mais pas pour devenir une vile bête de foire, simplement un homme à part entière. Et je dois dire que nous adorions ces parcours de grands espaces que nous imaginions, avant de nous laisser emporter en des cavalcades intimes, nous achevant à l’issue, éreintés comme la cowgirl et le cheval après une lutte acharnée…
Ton lasso, tu l’as détaché petit à petit, m’envoûtant de ton sourire comme une sirène avec des marins. Mais ce que tu ne savais pas, c’est que tu n’avais pas besoin de lasso, j’étais déjà à toi, comme tu étais à moi. Et pour poursuivre ces westerns endiablés qui étaient les nôtres, rien de tels que les danses country que les cow-boys pratiquaient à la tombée du jour, enivrés par les nombreuses chopes de bière qui avaient dégouliné le long de leur gorge. Ce qui me fait repenser à ces danses, c’est d’avoir regardé avec Marion Vidéo gag. Elle aime entendre les rires, voir d’autres bébés comme elle qu’elle nomme en me les montrant du doigt, et tous les animaux qui font le plaisir des enfants. Mais il y avait aussi des démonstrations de danses country où de pauvres quidams faisaient plus office d’amuseurs que de danseurs, un peu comme moi lorsque nous nous sommes rendus au Billy Bop’s.
Après toutes les heures, pendant quelques semaines, que nous avions passées en entraînement, il fallait bien un jour que nous mettions cela en pratique. Et un soir, ce fut la surprise, lorsque je suis rentré, tu m’attendais en tenue de cowgirl, je ne t’avais jamais vu ainsi, tu étais divinement belle avec ton chapeau texan noir, faisant ressortir ton regard, ton petit bandeau rouge autour du cou qui mettait en valeur le satin de ton visage, ta chemise blanche et noire, ton jean serré mettant bien en évidence la courbe sous ta chute de reins, et tes santiags marrons. Rien que de te voir comme cela, j’avais envie de me coller à toi pour abuser de ta géographie, mais tu me stoppas net en me signifiant que tout dépendrait de ma prestation du soir.
Et oui, tu me sortais dans l’arène, avec d’autres néophytes comme pour chaque soirée du jeudi au Billy Bop’s, mais de danser devant d’autres et dans une grande salle alors que j’étais habitué à une intimité et un petit salon, je n’étais plus le cow-boy fringuant que tu pensais faire tourner les têtes avec son déhanché et son jeu de jambes. Je redevenais débutant, comme si de pénétrer dans cette salle avait effacé tout ce que tu m’avais enseigné. En plus, ce n’était pas normal pour moi, ils ne passaient les musiques que tu m’avais inculquées !
Tu me taquinais, et nous guettions au bar la première musique connue qui passerait, tout en se délectant d’une bonne bière. Et ce qui devait arriver arriva, une de nos musiques débuta, tu me pris par la main, enfin, tu me tiras par le bras plutôt, afin que je démontre mes talents de danseur sur la piste. Et là, je revois les mêmes bévues que ceux qui viennent de passer à la télévision. Je n’étais pas danseur, mais toréro maladroit, mes croisements de jambes mal assurés entraînaient vers le sol les téméraires qui s’approchaient de moi, sans compter mes chutes en totale autonomie. Fini le cow-boy que tu auréolais, tu ne savais plus où te mettre tellement tu rigolais, j’amusais la galerie à mon corps défendant, bien malgré moi.
Tout penaud, la danse finie, j’ai rejoint le bar, tu rigolais toujours, prise dans une crise de fous rires. Ma fierté était touchée, il était loin le temps où tu m’encensais de mes progrès, et il y aurait eu un caméscope ce soir-là, nous aurions eu des images pour en rire un bon moment. Je regardais les autres évoluant sur la piste comme un seul homme, n’étant plus motivé à me tourner en ridicule. La musique suivante, une des nôtres, tu as été les rejoindre, je ne préférais pas passer la soirée à amuser la galerie, mais l’air suivant me remotiva, c’était mon air favori, « overnight heartache », et vu le nombre d’heures que nous avions passé sur le morceau, je ne pouvais envisager de rester sur un échec.
Lorsque les autres m’ont vu revenir, les sourires moqueurs illuminèrent leur visage, mais j’étais déterminé, et je suis rentré dans le mouvement comme pendant nos entraînements. Et là, tous me regardèrent étonnés, pas un faux pas, pas un déséquilibre, tout en cadence, si bien que tout le monde s’arrêta pour me regarder, ce que tu me dis plus tard, trop absorbé par ce que je faisais, pour ne pas me planter, pour ne pas te faire honte. Et tu me rejoignis dans mes pas, pour partager la danse, avant que les autres, conquis, n’en fassent autant et que la fête reprenne ses droits. Je souriais enfin, j’avais réussi, et lorsque la musique cessa, j’eus droit à des applaudissements. J’étais gêné, tu te jetas dans mes bras pour me féliciter et surtout m’embrasser avec force, ce qui fit augmenter les applaudissements et poussés des cris à l’assemblée. Tu étais fière de moi, après des débuts mal aisés, je m’étais repris et m’étais montré digne des cours que tu m’avais donnés.
Si j’avais réussi ce jour-là, c’est que j’avais la meilleure des professeurs, et quand je revois ces images, je me rappelle… Ton chapeau est resté rangé dans sa boîte, tes santiags sont toujours dans l’armoire, et lorsque je franchirais le seuil de la vie pour celui de la mort, j’emmènerais le tout avec moi, pour qu’aux sons de la musique des anges, nous dansions à nouveau la country main dans la main… En attendant ce moment, tu me manques, ma chérie, et pas un instant je ne cesse de penser à toi, pas un instant…

Ton Ptit Caillou qui t’aime à en mourir…



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:: Les commentaires des internautes ::

pesca le 04/01/2009
Coucou,ptit caillou je vous ai retrouvé.
je souhaite pour vous et Marion, qui doit etre grande maintenant, mes bons voeux pour 2009.
Biz ..NINI
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Anonyme le 23/01/2009
vos texte son vrémen magnifique
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