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Nom du blog :
messageinabottle
Description du blog :
Une bouteille à la mer envoyé à un être aimé, issue de l'imagination d'un homme esseulé...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
10.03.2007
Dernière mise à jour :
27.11.2010

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27 Juin 2007

27 Juin 2007

Publié le 26/09/2007 à 12:00 par messageinabottle

Mon amour perdu, Je suis désolé, je ne suis pas passé ces trois derniers jours, j’avais trop mal au fond de moi, je n’ai trouvé la force de t’écrire, je ne faisais que pleurer dès que Marion ne me voyait pas, je ne voulais l’attrister. Nous devions être mariés, unis à la ville, nous devions être mari et femme, nous devions avoir passé une journée de folie avec tous les nôtres, nous devions avoir passé une nuit de noces sans dormir, à évacuer la pression de la journée de la plus douce des manières, celle qui nous rapprochait le plus… Trois jours sans dormir, à me ressasser toutes ces images qui auraient dû être, trois jours à errer comme une âme en peine, la nuit dans le jardin, à me retenir de ne pas hurler pour ne pas réveiller Marion… Oui, trois jours où je ne fais que penser à toi, mais je ne pouvais t’écrire, je n’aurais pu trouver les termes, mes yeux larmoyants auraient taché mes lettres, tu n’aurais pu y lire quoi que ce soit, qu’un imbroglio de mots de souffrance, mêlés à des taches d’eau de mon corps et d’encre ayant coulé… La détresse me déformait le visage, ta maman a pris Marion dimanche, je n’étais pas en condition d’assumer pleinement mon rôle de Papa, je ne savais plus où j’étais, ce que je devais faire, et quand Marion est parti, je me suis effondré sur le sol. Combien de temps je suis resté, je ne le sais, une flaque s’était formée à mes côtés sous l’impulsion de mes larmes, je tremblais, j’avais froid, j’avais chaud, je me détruisais petit à petit, je ne trouvais pas la volonté au fond de moi de m’en sortir, je ne le voulais pas, je pense, je me sentais abandonné par la vie, après l’avoir été par toi par la force du destin… Je bredouillais des mots inintelligibles, j’essayais de t’appeler à l’aide, je te priais de revenir, je maudissais Dieu de t’avoir arraché à moi, d’avoir transformé le plus beau jour de notre vie en jour le plus triste, le plus atroce pour un homme ou une femme, tiraillé entre la vie et la mort, entre la fin et le début, entre la naissance et le trépas… Je n’avais pas faim, je n’avais pas soif, nulle envie, j’avais l’impression d’être une loque, je ne savais plus ce que je voulais, ni ce que je devais faire sur Terre, tu m’avais donné une raison, et puis nos rêves s’étaient écroulés. Ce mariage, nous y tenions tant, ce mariage devait être la fête, pas un remake d’une tragédie. Et au final, alors que nous devions fêter la joie à plusieurs, je me suis retrouvé seul avec Marion à fêter cette date maudite aujourd’hui. Je n’ai cessé de regardé mon doigt, de toucher à mon alliance, de la faire tourner sur elle-même, de regarder cette date gravée à l’intérieur, de regarder ce petit anneau d’or qui orne ma main depuis samedi, si petit et pourtant si important, si fragile, et pourtant symbole de la force de l’amour, de notre amour… Je me suis assis à la regarder, je ne sais pas combien de temps, lorsque je me suis relevé, il faisait nuit, la lune avait dessiné son joli sourire dans le ciel. Je n’avais plus de notion d’heure, j’ai vu les bouteilles dans le bar, mais cela ne servait à rien, pourquoi boire, pourquoi se mettre dans un état second, pour être malade le lendemain, avoir une barre greffée sur le front, et la douleur serait toujours là, elle m’étreindrait toujours. Je me suis assis sur la balancelle, je m’y suis balancé, jusqu’à regarder le soleil se lever, j’avais passé une journée sans la voir, à me repasser des images négatives, à m lamenter sur mon sort, alors qu’un petit être avait besoin de moi, comptait sur moi pour l’amener vers demain… Ta maman m’a ramené Marion le mardi, elle m’a envoyé prendre une douche avec un bon rasage avant que je ne voie Marion, je lui aurais fait peur, je ne me rendais même pas compte dans l’état dans lequel j’étais. Lorsque je me suis vu dans le miroir, j’ai compris la peur de ta maman, j’aurais effrayé Marion, je ressemblais aux morts-vivants du clip de Michael Jackson, presque trois journées sans sommeil, journées de larmes, journées sans ingurgiter quoi que ce soit, je n’étais pas beau à voir, tu devais être déçue de mon comportement de là-haut, même si tu pouvais comprendre mon désarroi. Nous tenions tant à cette union, nous voulions tant que Marion ait le même nom de famille que ces deux parents… Après un bon rasage et une bonne douche, j’avais retrouvé un pseudo visage d’humain, je pouvais à nouveau serrer Marion contre moi, mais la déchirure au fond de moi était si intense, je tremblais en la portant. C’est à ce moment que ta maman a aperçu l’alliance, et elle a compris, elle s’est souvenue de cette date, un an avant, nos fiançailles… Je l’ai regardé dans les yeux, une larme a perlé sur sa joue droite, elle a compris ce que cette alliance signifiait, elle a compris ce qui s’était passé dans ma tête. Elle nous a serrés fort Marion et moi, elle savait que faisions partis de la même famille, déjà par le passé, encore plus aujourd’hui. Elle est partie, j’ai regardé Marion qui me souriait, je lui ai montré ma main, elle a vu que quelque chose avait changé, elle a pris mon doigt pour essayer de retirer l’alliance, alors, je lui ai tendu, elle l’a observée dans sa main, elle m’a regardé, et me l’a rendu. J’ai senti comme un message dans son regard, mais je ne saurais l’expliquer, un échange père fille, ce lien invisible que nulle personne n’ayant partagé un tel lien ne peut comprendre… Je ne suis pas bien, la fatigue sûrement, et Marion a été surprise d’entendre mon ventre clamer famine, nous en avons ri tous les deux. Après un repas sommaire pour moi, nous nous sommes allongés dans notre lit, et je suis parti dans un univers loin, loin, très loin, où Marion marchait entre nous, nous tenant par la main…. Je t’aime Caroline, j’ai été faible quelques jours, je suis désolé, j’avais trop mal, la douleur sera éternelle en moi, mais notre amour sera toujours le plus fort comme il l’avait été de ton vivant. Tu me manques tant, mais cette alliance que je porte me donnera l’espoir en demain, dans l’autre vie… Je t’aime, ma jolie femme.. Ton Ptit Caillou