
Nom du blog :
messageinabottle
Description du blog :
Une bouteille à la mer envoyé à un être aimé, issue de l'imagination d'un homme esseulé...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
10.03.2007
Dernière mise à jour :
27.11.2010
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Par marwa, le 28.08.2012
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Par marwa, le 23.08.2012
Mon Ange, Pas un jour sans que je ne pense à toi, pas un jour sans que mon cœur ne batte pour le tien, pas un jour sans que ta présence ne se perçoive en moi pour Marion, pas un jour où je ne parle de sa Maman à Marion, jolie fée qui de sa baguette magique avait transformé la vie banale d'un homme en une vie pleine de lumière et de magie, où chaque instant avec toi était comme le premier instant, où amours rimait avec toujours, où nous étions le soleil l'un pour l'autre, où tout n'était que merveille et où les nuages s'estompaient sous les souffles de nos étreintes… Qu'il est loin ce moment et pourtant, il est si proche, c'était hier, non, c'était ce matin, c'était il y a une heure, une minute, une seconde… Et je repense à tous nos moments, à ce qu'on aimait partager ensemble, et que j'essaie de partager tous les jours avec Marion, notre petit ange d'amour. Et aujourd'hui, je lui ai compté une histoire que les nuages façonnaient dans le ciel, comme nous le faisions en nous allongeant dans l'herbe humide, nous parfumant de ses odeurs, blottis l'un contre l'autre. Nous avons profité de la clémence du temps, et surtout de la présence du soleil qui jouait à cache-cache avec les nuages. Et j'ai imaginé, Marion contre moi, l'histoire d'un chevalier, en quête de sa princesse, face aux épreuves d'un tournoi où les dangers étaient multiples. Je montrais à Marion la forme des nuages, symbolisant la forêt de leur rencontre, par un heureux hasard, une princesse jouant avec ses dames de compagnie au bord d'un étang, et un chevalier, qui n'en était pas un mais qui se faisait passer pour tel, qui se baignait dans le plus simple appareil dans le même étang. Leur premier regard fut comme un cocon de magie, mêlé d'une attraction, de battements de cœur vibrant à l'unisson, mais aussi de gênes, le regard de l'un sur l'autre nu, et le regard de l'autre sur l'un gêné d'être découvert en tenue de nouveau-né. Le rire des demoiselles se mêlait au pourpre des joues de l'homme, et découvrir qu'elle était princesse en rajoutait à sa gêne. Il attendit le départ du groupe pour regagner la berge, en espérant pouvoir la revoir un jour, la première à avoir fait battre son cœur. Marion me montrait déjà un autre nuage alors que j'achevais la première partie, et nous voyions de petites boules, comme les têtes d'une assemblée de gens attendant la lecture d'un édit royal, spécifiant le prochain mariage de la princesse avec le chevalier qui saurait ravir son cœur au cours d'un tournoi où s'affronterait les plus nobles et les plus courageux chevaliers du royaume. Le jeune homme savait que c'était elle, que c'était sa princesse, et qu'il fallait tout entreprendre pour ravir le cœur de celle qui lui avait déjà ravi le sien, car depuis leur entrevue fugace, il ne dormait plus, il ne voyait plus qu'elle, il ne vivait que dans l'espoir de la revoir un jour et de la conquérir. Le nuage suivant semblait dessiner un destrier, pas le fier comme dans tous les contes pour enfant, mais plus un percheron dont se moquait tous les autres participants au tournoi. Et le chevalier montant ce curieux destrier ne dépareillait pas de sa monture, son armure semblant avoir été assemblé avec les vestiges de celle d'un autre tombé au combat. Mais la détermination de ce néo-chevalier valait celle de ses pairs, et à la présentation au roi et à sa fille, le chevalier de "l'étang de cœur" réussit à faire sourire sa princesse le reconnaissant dans sa tenue opposée à celle de leur première rencontre. Son cœur battait pour lui, c'est lui qu'elle voulait comme victorieux, mais il devait se débarrasser de ses multiples prétendants. Un autre nuage mimait la poussière que les sabots des chevaux entraînaient dans leur sillage, et surtout le percheron qui se déplaçait en un tremblement de terre, de manière aisée contrairement à ce que sa corpulence pourrait faire penser. Devant, des chevaliers tombaient à terre, désarçonnés par les coups de lance de leurs adversaires, et la poussière retombée découvrait le spectacle de d'un enchevêtrement d'armures desquelles les hommes ne pouvaient se dépêtrer. La princesse n'avait de regard que pour ce chevalier atypique, celui de l'étang, et à chaque estocade, elle éprouvait de la peur pour lui, qu'il ne se retrouve perdant et que sa passion cachée pour celui qui avait allumé une flamme au fond de son cœur ne disparaisse au bout d'une lance… Et le combat final l'opposant au favori du roi, alors que lui-même était devenu le favori du peuple, allait clore la journée de tournoi. Marion m'écoutait sans tout comprendre, mais je bruitais le tout, j'y mettais tant d'entrain que cela la faisait rire, je vivais mon histoire, j'étais à fond dedans, et la joute finale n'en était que plus forte. Les deux chevaliers emportés par leur destrier fonçaient l'un vers l'autre, de la détermination dans leurs yeux, de la crainte dans celui de la princesse, et soudain, le choc, un grand fracas qui fit rire Marion, les deux hommes se heurtaient et tombaient au sol, projetés par leur choc de leur collision avec leur lance. L'épée en main, ils s'apprêtaient à en découdre quand surprenant tout le monde, le percheron raillé de tous et notamment de l'adversaire de son maître fonça vers les deux hommes, puis se retourna pour donner un coup de sabots arrières au chevalier adverse qui partit en vol plané pour s'écraser dans une soue non loin de là. Tout le monde en rigolait, et la princesse, faisant fit du protocole due à son rang enjamba la balustrade pour courir vers son vainqueur. Les deux tourtereaux s'enlacèrent devant l'assemblée qui, un temps ébahie, hurla sa joie. Et comme par enchantement, les nuages dessinèrent nos visages, avec un rayon de soleil entrecoupant les deux faces, symbole de leur amour, de notre amour. Marion applaudit à la fin de mon histoire, je la serrais contre moi, et je regardais cette manifestation céleste, en lui montrant nos deux visages, sa Maman, la princesse, et moi, le néo-chevalier qui avait tout fait pour retrouver la belle de son cœur, afin que leur la musique de leurs battements résonne à travers leur royaume. Je frissonnais sous l'émotion, ce spectacle nébullaire qui s'offrait à nous deux, que seuls Marion et moi pouvions voir, ici bas, alors que tu en faisais de même de ta nouvelle demeure… Le soleil a fini de déchirer les nuages, et mon histoire s'achevait, mais pas comme la nôtre, celle-là était belle, toi, tu n'es plus là, et tu me manques à chacun de ses instants qui ne nous sont plus privilégiés, car même si je baigne dans ton essence, même si ton âme est irrévocablement liée à la mienne, tu n'es physiquement pas auprès de moi à frissonner avec moi, à te blottir contre moi pour un câlin d'une douceur extrême, et à passer ta main dans les cheveux de Marion en jouant avec sa petite mèche… C'est si dur de vivre sans toi, Caroline, si dur de ne pouvoir te prouver tout ce que je ressens pour toi et que je ne t'ai pas assez montré de ton vivant… Je t'aime, ma chérie, et tel ce chevalier, je franchirais tous les obstacles qui me mèneront à toi… Ton Ptit Caillou